Afin d’offrir le meilleur environnement possible à tous, la Communauté de communes veille à entretenir les espaces verts dont elle a la charge.

De quoi parle-t-on ?

Qu’on les nomme « produits phytosanitaires », « pesticides » ou « produits phytopharmaceutiques », ils désignent des substances chimiques dont les propriétés toxiques luttent contre les organismes jugés indésirables (« mauvaises herbes », insectes, champignons, …)

Utilisés pour l’entretien des espaces verts, de la voirie, ou des jardins particuliers de plus de 20 millions de Français, ces produits ont des conséquences multiples :

  • Sur la santé : l’exposition directe ou indirecte des usagers ou professionnels à ces produits peut provoquer des intoxications aigües ou chroniques très sérieuses.
  • Sur l’eau : les pesticides constituent une source importante de contamination des eaux (par ruissellement dans les eaux superficielles ou infiltration dans les nappes souterraines). Un seul gramme de substance active suffit à polluer 10 000m3 d’eau, soit un fossé de plus de 10km de long !
  • Sur la biodiversité et l’environnement : certains polluants entraînent la diminution des populations animales sensibles (insectes pollinisateurs, oiseaux insectivores, mammifères, …). Ils impactent directement les écosystèmes et les services rendus par la nature en faveur de la qualité de l’eau, la régénération des sols, la pollinisation des plantes (dont une grande partie de notre alimentation dépend) ou encore la qualité de l’air.

Où en est-on aujourd’hui ?

Depuis le 1er janvier 2017, l’usage des pesticides chimiques est interdit sur les espaces ouverts au public.

Cependant, l’arrêt des pesticides engendre beaucoup plus de travail pour les agents communaux, dans la mesure où il n’existe pas de techniques alternatives équivalentes en termes de facilité d’utilisation, de coût et d’efficacité.

De nombreuses communes repensent ainsi leur organisation et travaillent sur la définition d’une gestion différenciée de leurs espaces verts : concrètement, cela se traduit par un zonage de la commune qui détermine des classes d’entretien pour optimiser le temps qui y est dédié. Ainsi, certaines zones seront classées en prestige (exemple des mairies), d’autres en espaces verts réguliers (exemple des lotissements) et les dernières en espaces naturels. Les fréquences de désherbage, de tonte ou encore le type de fleurissement sont adaptés en fonction de ces différentes zones. Des réaménagements sont également proposés (ex. enherbement des cimetières ou des trottoirs, plantations d’arbustes nécessitant peu d’entretien, abandon des jardinières et des plantes annuelles pour des massifs de vivaces en pleine terre…).

Cependant, cette évolution doit également s’accompagner par un changement des mentalités : accepter la végétation spontanée, qui fait partie de la nature en ville, des services et du bien-être qu’elle procure.

L’engagement de la Communauté de communes

Depuis de nombreuses années, les anciennes intercommunalité et maintenant la Communauté de communes entretiennent leurs espaces verts sans produits phytosanitaires. Cette dernière a accompagné les communes volontaires dans la réalisation des plans de gestion différenciée et offre son soutien technique sur ces questions. Elle organise enfin des formations sur le sujet, des visites de sites pour le partage d’expérience et des démonstrations de matériel de désherbage alternatif.

Tous concernés

Depuis le 1er janvier 2019, la vente et l’usage des pesticides chimiques sont interdits aux particuliers.

C’est ensemble que nous devons agir pour protéger la santé de tous, la qualité de l’eau et notre environnement. Ainsi, vous pouvez vous engager à nos côtés en adoptant vous aussi de bonnes pratiques.

Des conseils pour les particuliers : Jardiner au naturel, ça coule de source

L’Ambroisie est une plante invasive originaire d’Amérique du nord et capable de se développer rapidement dans de nombreux milieux (parcelles agricoles, bords de route, chantiers, friches, etc.).
Son pollen, émis en fin d’été, provoque de fortes réactions allergiques (rhinites, etc.) chez les personnes sensibles. C’est également une menace pour l’agriculture (pertes de rendement dans certaines cultures) et pour la biodiversité (concurrence avec certains végétaux en bords de cours d’eau).

Une fois qu’un pied d’ambroisie est observé, il faut rapidement l’éliminer (avec des gants, par précaution) car il est difficile de l’éradiquer une fois qu’il est installé.

Comment lutter contre l’ambroisie ?

La technique la plus simple et la plus radicale reste l’arrachage avant la floraison de la plante. Les pouvoirs publics ont développé plusieurs outils nationaux et régionaux pour repérer et lutter contre cette espèce. Sur le terrain, les directions régionales des routes (DIR) luttent contre l’ambroisie conformément aux règlementations édictées par les autorités préfectorales.

Les particuliers peuvent aussi agir, en repérant et en signalant la présence de la plante. Des outils sont publiés sur le site de l’observatoire de l’ambroisie sur internet ou via l’application smartphone : www.signalement-ambroisie.fr

Bulletins de Santé du végétal de la région Auvergne-Rhône Alpes

Pyrale du buis, processionnaire du pin, mineuse du marronnier … Retrouvez tous les bulletins sur le site de la Fédération Régionale de lutte et de Défense contre les Organismes Nuisibles en Rhône-Alpes (FREDON): http://www.fredonra.com/bsv/bsv-zna/ 

Environnement et réglementation