Le territoire des Vals du Dauphiné se caractérise par un cadre de vie agréable à vivre. C’est pourquoi, le service environnement est un service primordial et transversal œuvrant pour une gestion durable de l’espace public et des milieux naturels. Au-delà des actions de préservation de la biodiversité, il accompagne les communes pour favoriser les bonnes pratiques sur des questions impactant la santé et le cadre de vie des habitants.

Le Département de l’Isère gère 17 ENS dits « Départementaux » et accompagne également les collectivités (Communes et Communauté de communes) dans la gestion de sites locaux (124).

La Communauté de communes des Vals du Dauphiné gère ainsi 12 ENS locaux, avec le soutien financier et technique du Département. Il s’agit d’une compétence optionnelle qui permet à la collectivité de protéger et valoriser des espaces naturels en partenariat avec les communes concernées et les acteurs du site. 

Pour assurer cette compétence, la loi permet au département d’instituer une taxe départementale établie sur les permis de construire (Taxe d’Aménagement) dont le taux ne peut excéder 2,5%. Elle comprend une part ENS et une part CAUE (conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement). La labellisation de sites ENS permet de compenser la consommation d’espace en Isère.

Un outil de gestion

Les actions menées sur les Espaces Naturels Sensibles visent à préserver les milieux et les espèces. Il peut s’agir d’actions :

  • De restauration et d’entretien de la végétation (débroussaillage, fauche, gestion des niveaux d’eau sur un étang, gestion des espèces exotiques invasives, pâturage…)
  • D’études et de suivis scientifiques sur les espèces patrimoniales ou protégées afin de mesurer l’effet des travaux
  • De concertation avec les différents usagers (agriculteurs, chasseurs, pêcheurs) et les propriétaires

Un outil de valorisation

Dans la mesure du possible et sous réserve de ne pas nuire aux espèces patrimoniales, les sites sont ouverts au public. Pour cela, des sentiers pédagogiques associés à des livrets peuvent être créés (lien vers la plaquette de l’étang de Malseroud). De petits aménagements comme des mares pédagogiques ou des observatoires peuvent être installés.

Des visites guidées de ces espaces sont proposées chaque année par la Communauté de communes. Les écoles peuvent également bénéficier de financement par le Conseil départemental pour visiter les sites.

De grande qualité écologique, la vallée de la Bourbre, de la plaine de l’Est lyonnais aux terres froides, est identifiée comme un secteur prioritaire d’intervention dans le cadre du Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) rhônalpin, adopté en juillet 2014. Elle concentre en particulier 10 corridors d’importance régionale à remettre en bon état et 120 km de cours d’eau ou tronçons de cours d’eau d’intérêt écologique, dont presque 40 % à restaurer.

La Communauté de communes Les Vals du Dauphiné ainsi que le SMABB, porteur de l’action, et quatre intercommunalités – la Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère et les 3 Communautés de Communes Les Balcons du Dauphiné, Bièvre Isère, et Est-Lyonnais – ont exprimé leur volonté de s’engager ensemble dans un projet de Contrat Vert et Bleu sur le territoire.

Ce dispositif contractuel permet de disposer d’une démarche opérationnelle forte pour répondre aux enjeux du SRCE par la mise en œuvre d’actions visant à préserver et restaurer les continuités écologiques de ces grands corridors d’enjeu régional.

L’enjeu majeur du Contrat vert et bleu du bassin de la Bourbre est donc de garantir la fonctionnalité de la trame verte et bleue en faveur de la biodiversité car elle est aujourd’hui altérée et soumise à une forte compétition spatiale.

A la lumière du diagnostic réalisé sur la vallée de la Bourbre, deux orientations à long terme ont été définies :

  • maintenir les continuités écologiques fonctionnelles :
    • conserver les Zones humides Stratégiques de Bassin (ZSB) du SAGE Bourbre ;
    • préserver les cours d’eau en bon état écologique ;
    • aider les pratiques agricoles favorables au maintien des éléments supports de la trame verte ;
    • pérenniser la protection des réservoirs de biodiversité et les corridors écologiques ;
  • améliorer et restaurer les continuités écologiques dégradées du bassin de la Bourbre :
    • restaurer les continuités Nord-Sud fragmentées par l’A43 et le développement urbain de la vallée de la Bourbre ;
    • poursuivre les actions de restauration des milieux aquatiques et associés ;
    • restaurer les secteurs de faible naturalité ;
    • restaurer la trame noire, en accompagnement de la trame verte et bleue.

Des facteurs de réussite sont par ailleurs identifiés afin de concourir à la réussite de l’enjeu, à savoir des moyens en termes de gouvernance, animation, éducation, formation, valorisation et communication.

Le contrat vert et bleu, regroupé en un Contrat Unique avec le contrat plurithématique du bassin de la Bourbre, a été signé officiellement le 21 décembre 2017.

Le Contrat vert et bleu en chiffres
– Un territoire de 750 km² autour de la vallée de la Bourbre
– 10 corridors à restaurer, dont 3 sur les Vals du Dauphiné
– Une durée de 5 ans (2017 – 2022)
– 46 actions réparties dans 4 volets : réglementaire, travaux, études, animation
– Budget de 6,5 millions d’euros
– Une trentaine de collectivités, structures et associations porteuses d’actions