Mesdames et Messieurs, habitantes et habitants de toutes les communes de notre territoire,
Ces derniers jours, notre Communauté de communes a été au centre d’un débat secouant les réseaux sociaux. Nous avons été interpelés sur nos décisions, notre gestion, notre action au service des femmes et des hommes du territoire.
C’est en toute transparence, avec responsabilité que nous souhaitons vous apporter tous les éléments, pour permettre à chacun de se forger une opinion sur la base d’éléments complets, objectifs sans que le débat ne dérive vers des attaques personnelles ou des jugements de valeur infondés.
Je vous propose de le faire simplement :
En vous partageant les valeurs qui animent nos prises de décisions au service du territoireEn vous partageant nos règles et réalités dans l’action au service de tousEn clarifiant nos relations et perspectives de travail avec Bruno VéloEn affirmant que le dialogue, l’esprit critique ne sont possibles que dans le respect réciproque, le calme et la dignité
Les VDD, élus et équipes, travaillent au quotidien au service des familles et des enfants du territoire notamment au sein des écoles de nos communes. Ce que nous finançons et réalisons pour vous dans ce domaine, ce sont l’enseignement de la musique à l’école, le Permis piétons, le Permis Internet, le Défi Class’Energie, l’enseignement de la natation scolaire, la prévention contre les jeux dangereux etc.
Nos choix ont pour objectif de renforcer la sécurité, de permettre l’accompagnement éducatif et l’éveil à la citoyenneté de nos enfants.
Le « Savoir rouler à vélo » s’inscrit dans cette logique et résonne aussi avec nos actions en faveur des mobilités actives (Location des VAE VéloVals, financement de la création des pistes cyclables…).
Parallèlement à cela, nous accordons beaucoup d’importance à favoriser le développement économique de notre territoire. Nous accordons des aides à l’installation, nous proposons des locaux et un accompagnement aux jeunes entreprises du territoire et enfin nous accompagnons nos agriculteurs au travers de plusieurs dispositifs financiers.
A l’échelle des Vals du Dauphiné, cela représente plus de 200 000 euros d’aides directes sur la période 2023-2026.
Cela, nous le faisons dans un esprit permanent de recherche de nouvelles solutions, d’amélioration continue, et nous poursuivrons notre travail en ce sens.
C’est avec ces convictions qu’aux Vals du Dauphiné, vos élus s’investissent et agissent au quotidien.
Les choix et l’action des élus s’effectuent dans le respect du droit, construit au fil des années pour garantir tous les citoyens et acteurs locaux. Ces principes sont essentiels à la confiance que chacun doit pouvoir avoir dans les décisions qui se prennent, doit garantir l’utilisation de l’argent public, éviter tous les conflits d’intérêts ou malversations que la vie publique a pu connaitre.
Ces préoccupations des habitants sont tout à fait légitimes.
Aux Vals du Dauphiné, les achats effectués par marchés publics représentent annuellement 5 128 350 euros HT. Ce sont par exemple l’achat des livres, supports numériques, DVD, jeux et jeux vidéo pour le réseau des médiathèques ou encore la fourniture et livraison de repas en liaison froide, pique-niques et goûters pour les accueils de loisirs, tout comme nos travaux dans les espaces publics ou bâtiments.
Nos procédures sont à juste titre encadrées et surveillées par la Chambre Régionale des Comptes notamment. J’ajoute qu’elles sont présentées en Commission d’Appel d’Offres, constituée des élus du Conseil Communautaire n’appartenant d’ailleurs pas tous à l’exécutif.
Pour nous, la logique est claire : chaque entreprise connait nos critères de choix financiers comme techniques ; chaque entreprise connait les documents à fournir ; chaque entreprise est traitée avec impartialité.
En répondant à un marché public, tous les acteurs économiques en acceptent le principe et définissent leur stratégie pour l’emporter.
Et, si les règles sont parfois contraignantes, si elles peuvent même, nous élus, nous interpeler, elles s’imposent et nous ne devons pas en oublier le sens au gré des dossiers :
Seriez-vous prêts à considérer qu’une entreprise des VDD est illégitime à travailler avec nos voisins de Voiron ou de Morestel ?Seriez-vous prêts à considérer que nos achats peuvent s’effectuer sans critère de choix prédéfinis ?
D’autant que les réseaux professionnels, la Chambre de Commerce et de l’Industrie entres autres sont des acteurs pouvant accompagner dans les démarches nos TPE/PME.
C‘est pourquoi, aux Vals du Dauphiné nous n’acceptons pas d’être attaqués pour avoir respecté les règles du jeu connues de tous et nous ne transgresserons pas la loi en revenant sur la décision intervenue.
Je veux revenir brièvement mais en toute transparence sur nos relations avec Bruno Vélo.
D’abord, fidèles à nos engagements en matière d’accompagnement des entreprises locales, nous avons, à l’unanimité du Conseil Communautaire, octroyé des aides à l’installation à Bruno Vélo à hauteur de 4 445 euros ; aide qui a ouvert droit à une subvention régionale équivalente. L’entreprise a aussi bénéficié grâce au soutien des VDD d’un dispositif européen du nom de LEADER pour 15 000 euros. Au total, les subventions publiques sont de 23 890 euros.
La commune de Sainte Blandine a facilité l’installation de Bruno Vélo sur son territoire dans des locaux lui appartenant.
Depuis 2024, nous avons retenu Bruno Vélo sur le marché de maintenance de la flotte de vélos à assistance électrique VéloVals et confié des prestations d’animations à ce dernier pour plus de 50 000 euros dans des domaines non exclusivement scolaires.
Ces contrats, dans nos Centres de Loisirs par exemple, vont se poursuivre conformément à nos engagements.
Nous déplorons que le secteur du Vélo dans son ensemble (industries, commerces et services) après un fort essor au sortir de la crise COVID, connaisse une grande souffrance sur le plan national comme international, comme l’a récemment expliqué le Dauphiné Libéré dans son édition du 10 août 2026.
Le rôle de chef d’entreprise est à cet égard complexe pour garantir la pérennité et la viabilité de son activité au travers de ses choix stratégiques.
Reste qu’il nous est impossible en tant que collectivité de garantir à un quelconque acteur économique un chiffre d’affaire ; ce serait même créer une dépendance fautive.
Je précise que le Président de la Commission d’Appels d’Offres et moi-même, à notre initiative, avons rencontré Bruno Vélo cette semaine. Cela a permis de réaffirmer notre volonté commune d’étudier toutes les pistes d’accompagnement possibles, dans le respect du champ de compétences de la communauté de communes et des règles qui régissent la commande publique.
Nous avons également convenu de la nécessité et de l’intérêt commun d’apaiser le débat. Nul besoin de réseaux sociaux agressifs ou d’invectives pour se parler, travailler et agir.
C’est pourquoi, aux Vals du Dauphiné, nous n’acceptons pas de nous voir attribuer l’intégralité de la responsabilité de la situation de fragilité de Bruno Vélo, de nous voir reprocher de « lâcher » nos acteurs locaux. Cela n’est pas la réalité.
Pour finir, il nous apparait indispensable de rappeler que la critique des décisions publiques est parfaitement légitime et fait partie de la démocratie.
Les élus doivent être disponibles, expliquer leurs choix et répondre aux interrogations des habitants.
Vos élus des Vals du Dauphiné sont d’abord les élus de vos communes, de terrain : ils vivent sur ce territoire, y rencontrent quotidiennement ses habitants, ses associations, ses commerçants et ses entreprises.
Nos bureaux restent ouverts à celles et ceux qui souhaitent comprendre nos décisions ou les contester sur la base d’éléments factuels.
Mais le débat démocratique implique également le respect des personnes.
Sur ce point, il faut le dire clairement : les réactions à l’emporte-pièce, irrespectueuses sur les réseaux sociaux doivent cesser.
Le civisme s’applique aussi dans l’espace numérique.
On peut contester une décision, demander des explications, défendre une entreprise ou exprimer fortement son désaccord. Mais les insultes, les pressions personnelles, les appels anonymes, les menaces ou la mise en cause sans fondement de l’intégrité et de la probité des élus n’ont pas leur place dans le débat public. Il en est de même des tentations de récupérations intéressées.
Si certains comportements devaient relever de la menace, du harcèlement ou de la diffamation, la collectivité et les élus concernés se réserveraient naturellement la possibilité d’utiliser les voies de droit à leur disposition. J’y veillerai personnellement par souci de protection de nos agents et élus car cela relève de ma responsabilité.
C’est pourquoi, aux Vals du Dauphiné, notre volonté reste avant tout de retrouver un débat serein, factuel et responsable, dans lequel chacun puisse exprimer son point de vue sans remettre en cause le respect dû aux personnes.
En conclusion, nous demeurons disponibles et ouverts au dialogue direct et factuel qui permet souvent de lever les incompréhensions avant qu’elles ne prennent une ampleur déraisonnable car nous sommes convaincus que soutenir notre territoire et respecter les règles ne sont pas deux objectifs contradictoires.
C’est précisément de notre responsabilité de faire les deux et de tout mettre en œuvre pour la réussite de tous et l’amélioration de notre cadre de vie. Et c’est bien là le sens de l’engagement de vos élus des Vals du Dauphiné.
Merci de votre attention.
Le Président et l’ensemble des élus du Bureau Communautaire des Vals du Dauphiné
